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Développement
de la ville Sainte de TOUBA |
C’est
l’importance que le fondateur accorde à la ville qui
explique le rush ininterrompu des disciples vers ce lieu qui est
indiscutablement le plus grand sanctuaire du mouridisme. Une ville
où se prières constantes pour en constituer la cité
idéale de tout musulman sincère ne se compte plus
.Egalement une ville qui accorde des avantages et bienfaits incommensurables
ici-bas et dans l’Au-delà.
Fais affluer tous ce qui est bien –être
et bienfait du patrimoine des six cotés de la planète
vers ma demeure, la cité bénite de TOUBA, immunise
la réputation de ma demeure de toute impureté dans
ce monde et dans l’autre.
Absous celui qui élit droit de cité à TOUBA
et quiconque s’y rends en signe de piété de
leurs pêchés premiers et derniers.
Mes demeures et les voisins qu’on m’a choisi sont dispensés
de tout ce qui est générateur de disgrâces
Premier dans le respect et l’occupation de la ville de TOUBA
les khalifes n’ont cessé de faire des appels aux disciples
pour une installation durable.
« A chacun, la pointe du toit à couverture
de chaume de sa maison de TOUBA, servira d'argument le Jour de la
résurrection devant SERIGNE TOUBA prouvant qu’il avait
cohabité avec lui .., tout disciple qui est à même
d'y acquérir une liaison, doit nécessairement la chercher
dans la ville … Par conséquent; que tous ceux qui lui
ont disposé leur confiance sachent que tout ce qui fait l'objet
de leur ambition à l'extérieur, tout ce qu’ils
convoitent hors d'ici et tout ce qu'ils espèrent ailleurs,
gîte ici à l'intérieur même de TOUBA,
qu'il vous y capitalise. »
Ce sont des exhortations de ce genre qui ont décidé
les disciples a y élire domicile en raison de l’importance
que Le fondateur du Mouridisme et fondateur de la ville avait pour
cette cité. A l’endroit de laquelle il dira s’adressant
à son SEIGNEUR «
Fais de notre enceinte, la cité bénite de TOUBA, une
terre de confiance et de franchise dans laquelle tout ce qui est
intégré d’agréable à DIEU, soit
dans la liberté, l’immunité et la sécurité.
donne moi l’assurance de ta sauvegarde et de ta garantie à
ma demeure, la cité bénite de TOUBA. »
Malgré cette prédilection de Cheikh Ahmadou Bamba
pour Touba la sainte, cette ville située dans l’hinterland
sénégalais dans le Baol oriental une zone dont la
rigueur climatique ne laissait aucune perspective de peuplement
dans le calcul de l’administration coloniale qui n’a
jamais eu un projet quelconque de développement à
son endroit.
« […Touba est un ] point situé à
60km de la voie du chemin de fer et dont l’accès par
la route est particulièrement pénible .L’eau
y manque ,le puits le moins profond atteint 80m .Enfin , la population
environnante est très clairsemée et ce sont pas les
pèlerinages qui pourraient la rendre plus dense.[…]
Nous n’avons aucune crainte de voir s’installer an lieu
saint » (Extrait Rapport Politique du cercle
de Diourbel Octobre Novembre 1926)
Non
seulement elle n’a pas laissé à la ville sa
chance de se développer mais le pouvoir colonial a essayé
en vain de lui mettre du plomb dans les ailes tentant vainement
de l’empêcher de décoller ou d’amorcer
une quelconque expansion. Toujours dans ce fameux Rapport Politique
du cercle de Diourbel Octobre Novembre 1926 nous pouvons lire ces
lignes : « Et si donc nous ne vouons pas que Touba
devienne florissante nous n’avons quant le moment sera venu
qu’à imposer notre volonté ,éviter de
céder aux appétits du commerce en ne lotissant jamais
Touba interdire de délivrer des patentes même de traitants
pour cette localité .Et enfin abandonner si elle tient toujours
l’idée de construire dans le LÂ-KAEL un chemin
de fer partant de Gossas ou de Diourbel car si une voie ferrée
traversait cette région il est indéniable que le point
terminus se développerait au détriment du chef-lieu
du Baol »
Voilà un aperçu de ce qu’ils voulaient que TOUBA
devienne , un hameau perdu dans la brousse , un village anonyme
, une tentative d’étouffement à tout développement
mais aujourd’hui la tournure est toute autre car tous les
villages environnants la cité bénite ont tous été
phagocytés sans compter que Diourbel, le chef lieu de région
est actuellement devancé par TOUBA tant sur le plan démographique,
économique , infrastructurel que financier. .
Mieux Cette ville très prospère constitue l’une
des meilleures réussites urbanistiques à l’échelle
planétaire. En atteste sa désignation comme ville
modèle par la deuxième conférence des Nations
Unies sur les établissements Humains, tenue à Istanbul
en 1996. TOUBA ; vient juste après Dakar avec un taux d’accroissement
de 15% avec Les prévisions des statisticiens plusieurs fois
dépassées quelque temps après leur projection.
L’attention particulière pour le développement
de TOUBA de la part des vénérables khalifes découlait
de leur connaissance du degré de la considération
que le fondateur du mouridisme vouait à la ville sainte.
Les recommandations que Serigne TOUBA prodiguait à l’endroit
de sa chère cité ont étaient leur plan de développement
, leur projets et voir même leur raison d’être.
Ils n’ont pas tarder d’annoncer après lui l’ère
des grands travaux par un engagement, notamment dans la construction
du chemin de fer de Diourbel à TOUBA, de l’édification
de la Grande Mosquée de TOUBA, dont la première pierre
fut posée en 1932 par Cheikh Mouhammadou Moustapha MBACKE
après un bail emphytéotique obtenu auprès des
autorités coloniales à l’issue d’âpres
négociations .
Le deuxième Khalif Cheikh Mouhammadou Fallou MBACKE a poursuivi
le lotissement de la ville par l’esquisse de l’urbanisation
ainsi que la finalisation de la construction de la Grande Mosquée
qu’il a inaugura le 7 Juin 1963.
Le troisième Khalif, Cheikh Abdoul Ahad. MBACKE, surnommé
le Bâtisseur, a maintenu sans relâche cette dynamique
pendant vingt ans avec de très grandes réalisations.
L’actuel Khalif Cheikh Saliou MBACKE depuis son accession
au Khalifat en 1990 n’a cessé de perpétuer l’œuvre
de ses illustres prédécesseurs.
Pour faciliter l’accès aux habitations les khalifes
, successeurs de Cheikh Ahmadou Bamba ont joué un rôle
primordial dans ce domaine avec des milliers de parcelles loties,
des zones viabilisées et mis gratuitement à la disposition
des disciples. Quelle que soit sa dimension la parcelle à
usage d’habitation à TOUBA est gratuite.
En
2005 TOUBA sur l’initiative du Khalife Cheikh Saliou
Mbacké se dote d’un instrument de planification ultra
moderne pour une meilleure gestion du développement de la
ville. Ce système d’Information et de Gestion du Patrimoine
Foncier de TOUBA qui été inauguré le 05 Mars
2005 se nomme « SIGGIL ».
Cet instrument important qui se positionne comme l’un des
plus avancés dans le monde a pour ambition d’être
un outil incontournable d’aide à la décision
dans tous les domaines qui concernent la ville .Il offre plusieurs
possibilités dont
•
La gestion de la délivrance de permis d’occuper aux
ayants droit
• Le suivi du recouvrement des redevances pour financer
des projets de développement
• La gestion du patrimoine foncier
• La gestion des infrastructures
• La planification de la croissance urbaine
• L’adressage de la ville
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