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Recueils
de panégyriques du meilleur des envoyés
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Qu’est
ce que le jeûne ?
Le
jeûne consiste en la formulation de l’intention dans
son cœur « J’ai l’intention de jeûner
ce mois obligatoire pour la face de DIEU ». Il consiste aussi
à s’abstenir de manger, de boire, de faire l’acte
sexuel et ce, avant l’aube jusqu’au coucher du soleil.
Parmi ces actes précités, celui qui en commet un seul
par inadvertance doit continuer le jeûne, mais doit aussi
remplacer ce jour. Par contre celui qui le commet de façon
délibérée doit continuer le jeûne mais
aussi doit faire l’expiation (Kaffâra).
L’expiation
quant à elle est de trois sortes :
-
offrir à 60 pauvres chacun ½ « andar »
de mil (environ 1kg)
-
jeûner deux mois successifs pendant lesquels toute interruption
nécessite un recommencement
-
affranchir un esclave qu’on a licitement acquis, qui est sa
propriété exclusive et qu’il soit un musulman
en bonne santé qui n’a aucune déformation.
Le jeûne incombe à tout individu saint d’esprit
jouissant d’une bonne santé, qu’il soit un homme
responsable (mukallaf) et n’étant pas dans une marche
(voyage) où il doit diminuer le nombre de rakkas de certaines
prières, et si c’est une femme qu’elle ne soit
pas en période menstruelle ou de lochies.
Celui qui est malade, s’il craint l’aggravation de la
maladie par le jeûne ou une guérison lente, est autorisé
à rompre le jeûne. S’il risque la mort, alors
la rupture devient obligatoire. Ainsi s’il retrouve sa santé,
il doit remplacer les jours non jeûnés. Cependant s’il
retarde le remplacement jusqu’au prochain ramadan par négligence,
il le remplacera après le mois du jeûne mais sera tenu
de donner après chaque rupture du jeune ½ «
andar » (environ 1kg).
La femme en allaitement, si elle a des craintes pour l’état
du nourrisson, doit rompre le jeûne. Mais elle doit remplacer
les jours manqués et sera tenue de verser chaque jour ½
« andaar » (environ 1kg). Quant à la femme en
état de grossesse, si elle a peur pour sa gestation , elle
doit rompre le jeûne mais sera tenue de remplacer les jours
manqués seulement.
Une vielle personne qui n’est plus en mesure de jeûner
est autorisée à l’abandonner en donnant ½
« andaar » chaque jour (environ 1kg). L’intention
de jeûner peut être formulée une fois dans la
première nuit, comme il est possible de spécialiser
chaque jour du ramadan avec son intention propre.
Un vomissement ou un rejet gastrique survenu de façon involontaire
et que son auteur parvient à rejeter au point que rien ne
retourne à la gorge n’annule pas le jeûne. S’il
vient jusqu’au niveau de la gorge et retourne (dans l’estomac),
le jeûne est annulé. Mais si ces deux actes sont provoqués
de façon délibérée par son auteur, ils
annulent automatiquement le jeûne. Ainsi le remplacement et
l’expiation sont obligatoires.
Si l’eau utilisée pour se gargariser la bouche arrive
jusqu’à la gorge et est avalée , elle annule
le jeûne. De même si l’eau reniflée arrive
jusqu’à la gorge et est avalée, elle annule
le jeûne.
Les crachats et les glaires s’ils sont abondants, il est recommandé
de les rejeter ; mais les avaler n’annule pas le jeûne
quelle que soit leur quantité.
Certaines
pratiques jugées blâmables pour le jeûneur
la fréquentation des assemblées de femmes par un homme
ou d’assemblées d’hommes par une femme.
Penser aux femmes et vice versa
Tenir des propos vains
Se gargariser la bouche avec de l’eau ou la renifler de façon
exagérée.
Mettre dans la bouche toute chose ayant un goût si minime
soit-il comme la gomme arabique
Goûter une sauce ou la boisson destiné à la
rupture
L’excès de sommeil dans la journée
Se parfumer ou sentir l’odeur du parfum
Enduire les yeux de « Kahl » collyre
Se curer les dents avec une tige non sèche
Certaines
pratiques recommandées
Le dernier repas de la nuit (suhûr) ainsi que sa prise tardivement
constituent des actes traditionnels du jeûne.
De même, hâter la rupture du jeune dès le coucher
du soleil, ainsi que préserver sa langue et l’ensemble
de ses membres.
Aussi, rompre le jeûne par du licite, rompre le jeûne
avec des dattes puis de l’eau.
Il est aussi parmi les actes recommandées la vivification
du mois par des actes d’adoration, et la fréquence
de l’aumône.
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