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Historique
de la date 18 Safar 1313H. |
Après
la révélation de la Mission en 1301.H (1882), mission
consécutive au rappel à DIEU de Mame Mor Anta Sali,
père de Cheikh Ahmadou Bamba, après le séjour
à Mbacke Baol et à Darou Salam, le Cheikh fonda la
Ville Sainte de TOUBA. C’était en 1888.
Il n’y demeurera pas longtemps ; un événement
exceptionnel survenu au mois de Ramadan de l’an 1312.H (1895)
décidera de l’exil du Cheikh.
Il s’agit du contrat que le Cheikh passa avec le Prophète
Muhammad (PSL) dans la mosquée de Darou Qudûs.
(Photo de la Mosquée)
Le contrat se manifesta par la présentation par le Prophète
(PSL) d’une mission difficile, d’épreuves pénibles,
mais acceptées par le Cheikh avec une grandeur d’âme,
un abandon à DIEU jamais égalés.
Ce qu’il y aura à acquérir pour le Cheikh est
une place parmi les compagnons du Prophète (PSL), mais, d’une
manière générale, tout ce qui constituait l’objet
de sa quête auprès de DIEU.
Le prix à payer, ce sera l’exil et toutes les épreuves
qu’il comportera.
Voilà un extrait de leur dialogue mémorable, relaté
par Serigne Abdoul Ahad Mbacke, alors Khalife général
des Mourides dans le sermon qu’il fit à l’approche
du Grand Magal de l’an 1979.
Le
Prophète lui dit : " ce qui te fera compter parmi eux
(les Compagnons) est une somme de lourdes épreuves. A plusieurs
reprises, une personne est arrivée au stade où tu
es actuellement et à qui je suis apparu exactement comme
je le fais avec toi, et qui n’eut d’autre ambition que
d’en faire partie ; mais il finit toujours par être
secouru dans l’épreuve, sinon il serait tombé
dans la disgrâce. Un seul sujet mis sous le poids de l’épreuve
l’ayant portée jusqu’ à être promu
à leur rang n’a pas encore existé ...
Donc si cela était de mon gré, tu ne t ’y engagerais
pas, car, malgré la force de l’attachement que tu éprouves
à mon endroit, je ne pourrais te venir en aide dans l’épreuve.
Parce qu’ en te favorisant de la sorte, on me ferait le reproche,
et je n’accepterais pas le blâme pour mon attitude envers
quelqu’un."
Le Cheikh lui répondit :"Je n’ai certes aucune
connaissance de la nature de l’épreuve que tu mettras
à ma charge ; et, n’ayant point suscité mon
âme, je ne peux savoir ce qu’elle est à même
ou non de la supporter. Ce que par contre je peux certifier est
que, quel que soit le poids des souffrances, si mon âme y
résiste, dans tous les cas ma force morale saura encaisser."
(cf. Sermon de Cheikh Abdoul Ahad MBACKE à l’approche
du Magal de l’année 1979)
Voilà la genèse de la date du 18 Safar qui commémore
le Grand Magal de TOUBA.
Quant au sens de la commémoration à proprement parler,
il s’expliquera d’abord par des sources coraniques,
ensuite par des écrits du Cheikh lui-même et enfin
par les rappels successifs que ses Khalifes vont en faire.
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