|
La
fête du sacrifice appelée ’Idul Adhâ, est
célébrée chaque année au 10ème
jour du mois lunaire de " Dhul Hijjati " par les musulmans
du monde entier. C’est une recommandation Divine. Elle est
plus connue au Sénégal sous le nom de Tabaski. Quel
sens d’une telle célébration ?
C’est
justement un geste de haute portée à travers lequel
le musulman commémore l’acte de Foi qui a conduit le
Prophète Abraham à accepter de sacrifier l’unique
enfant dont le SEIGNEUR l’avait gratifié, lorsque,
pour l’éprouver, Il lui ordonna de procéder
ainsi.
En
effet, ayant atteint l’âge de quatre vingt ans sans
avoir jamais eu d’enfant, il prit l’engagement de sacrifier
à la face du Seigneur, le premier des enfants qu’Il
voudra bien lui accorder. Ainsi, quand Ismael, ce premier né,
eut l’âge de l’accompagner dans les alentours
de la Mecque, le Seigneur lui rappela dans un songe la promesse
qu’il LUI avait faite. Il dit alors à son fils :
" Ô mon fils, je me
vois en songe en train de t’immoler. Vois donc ce que tu en
penses " . (Ismael) dit : " Ô mon cher père,
fais ce qui t’est commandé : tu me trouveras, s’il
plaît à Allah, du nombre des endurants ".(Coran,
S37 V102).
Et le Coran qui rapporte ce dialogue, poursuit en ces termes :
"
Puis quand tous deux se furent soumis (à l’ordre d’Allah)
et qu’il l’eut jeté sur le front, voilà
que nous l’appelâmes : " Abraham ! Tu as confirmé
la vision (...)"
"Et nous le rançonnâmes
d’une immolation généreuse " (S37, V103-104-105-107).
Il s’agit d’un bélier que Le Bon Dieu a dépêché
par l’intermédiaire de l’Ange Gabriel, et qui
fut sacrifié à la place du longanime Ismael. Et le
Seigneur de dire :
"
Ainsi récompensons-nous les bienfaisants " (S37, V110.)
De cet événement naquit une tradition qui, au demeurant,
est une recommandation divine : désormais, le musulman devra
commémorer cet acte mémorable de foi par le sacrifice
d’un bélier. D’ailleurs le Coran dit :
"
Et nous perpétuâmes son renom dans la postérité
" (S 37, V108)
Le musulman, en célébrant ce jour, se rappelle nécessairement
cet acte de foi, la grandeur d’âme, l’esprit de
sacrifice, la confiance ferme en Dieu, toutes qualités qui
ont animé le Prophète Abraham dans l’accomplissement
d’une aussi noble action.
S’il
demeure que la commémoration de la fête du sacrifice
consiste à l’immolation d’un bélier pour
son aspect symbolique par rapport à l’historique de
l’évènement, il est cependant permis de recourir,
selon les moyens du croyant, à l’utilisation d’un
autre animal (chèvre, bœuf, chameau, etc.), pour perpétuer
ce sacrifice.
Ainsi,
le sacrifice du mouton, du point de vue de la jurisprudence islamique,
incombe à tout musulman majeur qui a les moyens d’acheter
une bête qui correspond aux normes exigées pour un
évènement aussi important. Il serait peut-être
bon de préciser à ce sujet que la préférence
va à un bélier. A défaut, dans l’ordre
de la hiérarchie définie par l’Islam, on peut
immoler une brebis, une chèvre, un bœuf, un chameau
ou même un coq, en tout cas une bête qui ne souffre
d’aucune infirmité.
|