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LE
RAMADAN
Le
jeûne est l’un des cinq pilliers de l’Islam
que le SEIGNEUR a recommandé aux croyants ainsi que
l’atteste le Coran :
"
Ô vous les croyants ! le Jeûne vous est prescrit
comme il l’avait été aux confessions
antérieures. Ainsi atteindriez-vous la piété"
(S2 V 183).
DIEU
affirme toujours dans son Livre Sacré :
"
En ce mois de jeûne , Ramadan , fut révélé
le Coran , lumière éclairant la voie aux hommes
et témoignage éclatant de vérité
et de salut.Quiquonque d’entre vous verra poindre
le croissant,qu’il jeûne tout le mois "
(S2 V185).
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Le
mois de ramadan est aux yeux de tous les musulmans un mois de recueillement
renfermant des mérites et des profits immenses tirés
des pratiques auxquelles on s’y adonne. Les multiples avantages
du Jeûne ainsi que du mois de Ramadan sont confirmés
par plusieurs Hadiths (sentences) du Prophète (Paix et Salut
sur lui) qui expliquent parfaitement la considération que
l’ensemble des croyants lui accorde. Dans un hadith rapporté
par Tirmidhy le Prophète (Paix et Salut sur lui) dit :
"La
première nuit du Ramadan, tout démon, tout djinn rebel
est enchaîné. Toutes les portes de l’enfer sont
fermées, aucune ne s’ouvre. Toutes les portes du paradis
sont ouvertes , aucune ne se ferme. On lance un appel :
"Ô
toi qui veut du bien, accours !"
"Ô
toi qui veut faire du mal, cesses !"
Cet
appel est renouvelé chaque soir ,et chaque soir DIEU sauve
de l’enfer un certain nombre de croyants"
Le
jeûne, comme toutes les pratiques de l’Islam a des actes
obligatoires (farâ- id) et des actes traditionnels (sunna)
qui méritent d’être connus de tous les musulmans
pour mener à bien cette pratique. C’est pourquoi nous
reproduisons ici des extraits de vers du chapître "le
jeûne" tirés de l’ouvrage de Cheikh Ahmadou
Bamba Khâdimu-r-Rasûl intitulé (le viatique de
la jeunesse Tazawwud-ash-shubbân) qui regroupe l’essentiel
de ce que le musulman doit savoir sur le jeûne.
LE JEÛNE
Extrait
de l’ouvrage de Cheikh Ahmadou Bamba Khâdimu-r-Rasûl
(Le viatique de la jeunesse Tazawwud-ash-Shubbân)
475.
Les deux actes obligatoires du Jeûne consistent en la formulation
parfaite de l’intention et en notre abstention de tout ce
qui rompt le jeûne de connu
476.
Ses Actes Traditionnels sont au nombre de trois - ô toi l’intelligent
! - à savoir : le fait que nous hâtions la rupture
après le coucher du soleil
477.
Deuxièmement, prendre le plus tardivement possible le dernier
repas de la nuit ; troisièmement, préserver la langue
du bavardage ...
494.
Puis le jeûne - soyez réfléchis ! - ne consiste
pas seulement à s’abstenir de manger, selon les considérations
495.
Car, que de jeûneurs, parmi les gens, qui n’auront de
leur jeûne que la faim !
496.
Il n’y a de jeûne que lorsque tous les membres s’abstiennent
de tout ce qui est susceptible de conduire l’individu à
l’erreur
497.
Abstenez-vous de tourner le regard vers ce qui est prohibé,
de vous diriger vers cela, de l’écouter et de le dire
498.
Puis de toute mauvaise pensée, au même titre que votre
abstention du manger et du boire bien connue
499.
N’abusez ni du dernier repas de la nuit, ni du repas de la
rupture, durant votre jeûne, de peur de vous voir privés
des récompenses
500.
Car quiconque se gave d’aliments, se remplit le ventre d’une
quantité abusive de boisson, et se met à dormir
501.
Celui-là s’assimile à un animal, car des profits
immenses lui échapperont et il subira un péril
502.
Certains (des jeûneurs) mangent comme des taureaux au moment
de la rupture et au moment de prendre le repas de l’aube
503.Jusqu’à
ce que leur ventre pèse lourd et que leur cœur s’obscurcisse
et se détourne
504
De la mention des NOMS Sublimes de leur SEIGNEUR, ils se targueront
certes d’avoir jeûné, alors qu’ils n’obtiendront
du jeûne, même pas la récompense d’un filament
au Jour de la Résurrection
505.
Puisse DIEU nous préserver de la perdition et de tout ce
qui est nuisible dans le temps
A
propos du mois de Ramadan
Jeûner le mois de Ramadan est une pratique obligatoire pour
tout musulman responsable de ses actes ( mukallaf ). Celui qui le
renie est un mécréant. Quant à celui qui s’abstient
de l’observer de façon délibérée
sans empêchement valable, c’est un hérétique
s’il ne s’adonne pas à un repentir sincère
jusqu’à sa mort et il sera voué à l’enfer.
Quand
doit on jeûner ?
Jeûner
devient obligatoire quant on voit le croissant lunaire au 29 ème
jour du mois de shacbân, ou alors que ce même mois de
(shacbân ) compte 30 jours révolus .
S’il
arrive qu’une seule personne voit le croissant lunaire, même
si la communauté n’observe pas le jeûne, il lui
incombe individuellement de le faire. S’il ne jeûne
pas en vue de se solidariser avec la communauté, il sera
tenu de remplacer ce jour, de même l’expiation lui incombe.
De
même s’il voit individuellement le croissant au 29 ème
jour du mois de RAMADAN, qui il ne jeûne point le lendemain.
Toutefois s’il affiche publiquement son absence de jeûne,
il sera puni par la loi (shariCah) à moins qu’il n’ait
un empêchement valable le dispensant du jeûne. Précision
sur l’apparition du croissant lunaire.
La
communauté (des croyants), quant à elle, avant de
jeûner, ou de rompre le jeûne, doit recueillir le témoignage
de deux hommes certifiant avoir aperçu le croissant et dont
l’intégrité est reconnue par tous ; ou alors
un groupe d’individus (nombre important) qui ne peuvent pas
tous commettre un mensonge au sujet du croissant lunaire et déclarant
l’avoir aperçu.
Dans
ces deux cas la communauté doit débuter le jeûne
s’il s’agit du (RAMADAN), ou marquer la fête de
la rupture, ou encore célébrer la fête de Cîdul
Adhâ "TABASKI".
Cependant
les avis des astronomes comme les concepteurs de calendriers ne
sont pas considérés comme des sources concernant l’apparition
de la lune.
Si
le croissant lunaire n’est pas aperçu par un pays,
alors qu’un autre distant de celui ci l’observe, le
pays où il n’est pas apparu ne saurait observer le
jeûne se basant sur l’apparition dans un autre pays.
Chaque pays doit se contenter de l’apparition sur son territoire,
si les pays sont distants.
En
effet, il y avait un croissant lunaire qui n’avait pas été
vu dans le Hijâz et qu’on dit avoir été
aperçu dans le Yémen. Quand la nouvelle fut rapportée
à Seydina Omar (que DIEU soit satisfait de lui) il rétorqua
: nous ne partageons pas le même territoire.
Si
le croissant lunaire n’est pas apparu durant la première
scrutation du ciel au mois de Shacbân, et que le lendemain
dans la journée on se rend compte qu’elle avait apparu
de façon sûre, on doit observer automatiquement le
jeûne le reste de la journée et remplacer ce jour.
Qu’est
ce que le jeûne ?
Le
jeûne consiste en la formulation de l’intention dans
son cœur « J’ai l’intention de jeûner
ce mois obligatoire pour la face de DIEU ». Il consiste aussi
à s’abstenir de manger, de boire, de faire l’acte
sexuel et ce, avant l’aube jusqu’au coucher du soleil.
Parmi ces actes précités, celui qui en commet un seul
par inadvertance doit continuer le jeûne, mais doit aussi
remplacer ce jour. Par contre celui qui le commet de façon
délibérée doit continuer le jeûne mais
aussi doit faire l’expiation (Kaffâra).
L’expiation
quant à elle est de trois sortes :
-
offrir à 60 pauvres chacun ½ « andar »
de mil (environ 1kg)
-
jeûner deux mois successifs pendant lesquels toute interruption
nécessite un recommencement
-
affranchir un esclave qu’on a licitement acquis, qui est sa
propriété exclusive et qu’il soit un musulman
en bonne santé qui n’a aucune déformation.
Le jeûne incombe à tout individu saint d’esprit
jouissant d’une bonne santé, qu’il soit un homme
responsable (mukallaf) et n’étant pas dans une marche
(voyage) où il doit diminuer le nombre de rakkas de certaines
prières, et si c’est une femme qu’elle ne soit
pas en période menstruelle ou de lochies.
Celui qui est malade, s’il craint l’aggravation de la
maladie par le jeûne ou une guérison lente, est autorisé
à rompre le jeûne. S’il risque la mort, alors
la rupture devient obligatoire. Ainsi s’il retrouve sa santé,
il doit remplacer les jours non jeûnés. Cependant s’il
retarde le remplacement jusqu’au prochain ramadan par négligence,
il le remplacera après le mois du jeûne mais sera tenu
de donner après chaque rupture du jeune ½ «
andar » (environ 1kg).
La femme en allaitement, si elle a des craintes pour l’état
du nourrisson, doit rompre le jeûne. Mais elle doit remplacer
les jours manqués et sera tenue de verser chaque jour ½
« andaar » (environ 1kg). Quant à la femme en
état de grossesse, si elle a peur pour sa gestation , elle
doit rompre le jeûne mais sera tenue de remplacer les jours
manqués seulement.
Une vielle personne qui n’est plus en mesure de jeûner
est autorisée à l’abandonner en donnant ½
« andaar » chaque jour (environ 1kg). L’intention
de jeûner peut être formulée une fois dans la
première nuit, comme il est possible de spécialiser
chaque jour du ramadan avec son intention propre.
Un vomissement ou un rejet gastrique survenu de façon involontaire
et que son auteur parvient à rejeter au point que rien ne
retourne à la gorge n’annule pas le jeûne. S’il
vient jusqu’au niveau de la gorge et retourne (dans l’estomac),
le jeûne est annulé. Mais si ces deux actes sont provoqués
de façon délibérée par son auteur, ils
annulent automatiquement le jeûne. Ainsi le remplacement et
l’expiation sont obligatoires.
Si l’eau utilisée pour se gargariser la bouche arrive
jusqu’à la gorge et est avalée , elle annule
le jeûne. De même si l’eau reniflée arrive
jusqu’à la gorge et est avalée, elle annule
le jeûne.
Les crachats et les glaires s’ils sont abondants, il est recommandé
de les rejeter ; mais les avaler n’annule pas le jeûne
quelle que soit leur quantité.
Certaines
pratiques jugées blâmables pour le jeûneur
la fréquentation des assemblées de femmes par un homme
ou d’assemblées d’hommes par une femme.
Penser aux femmes et vice versa
Tenir des propos vains
Se gargariser la bouche avec de l’eau ou la renifler de façon
exagérée.
Mettre dans la bouche toute chose ayant un goût si minime
soit-il comme la gomme arabique
Goûter une sauce ou la boisson destiné à la
rupture
L’excès de sommeil dans la journée
Se parfumer ou sentir l’odeur du parfum
Enduire les yeux de « Kahl » collyre
Se curer les dents avec une tige non sèche
Certaines
pratiques recommandées
Le dernier repas de la nuit (suhûr) ainsi que sa prise tardivement
constituent des actes traditionnels du jeûne.
De même, hâter la rupture du jeune dès le coucher
du soleil, ainsi que préserver sa langue et l’ensemble
de ses membres.
Aussi, rompre le jeûne par du licite, rompre le jeûne
avec des dattes puis de l’eau.
Il est aussi parmi les actes recommandées la vivification
du mois par des actes d’adoration, et la fréquence
de l’aumône.
Remarques
En
dehors du mois béni de ramadan, le jeûne est méritoire
pour certains.
Ainsi il est recommander de jeûner tout le mois de Muharram
particulièrement les 1er, 3 ème, 9 ème, 10
ème jour. Celui qui jeûne le 10 ème jour du
mois de Muharram se verra absous les péchés de l’année
précédente.
Il est aussi recommandé de jeûner trois jours dans
chaque mois, de même que la totalité du mois de Rajab,
particulièrement le 27éme jour. Aussi tout le mois
de Shacbân surtout à fortiori le 15 ème jour.
Parmi les jeûnes recommandés figurent les six jours
qui suivent la fête de la rupture du jeûne (Cidul fitr).
Ainsi celui qui l’observe est comme quelqu’un qui a
passé toute sa vie à jeûner. Cependant il est
recommandé d’attendre le premier mercredi ou le premier
dimanche qui suit le jour de la fête de Aîd el Fitr
pour débuter le jeûne.
Le 15 ème jour du mois de dhul Qicdah, les 9 premiers jours
du mois de Dhul Hijah, particulièrement les 8 ème
et 9 ème jours sont aussi méritoires. Celui qui observe
le jeûne du 9 ème jour de Dhul Hijah sera absous de
ses péchés de l’année précédente
ainsi que ceux de l’année qui pointe.
Jeûner le dernier jour de l’année
est aussi méritoire.
Cependant il est formellement interdit de jeûner le jour de
la fête de la rupture du jeûne (Aïd El Fitr), le
jour de la fête du sacrifice (Aïd El Kabir) ainsi que
les deux jours qui les suivent.
Il est blâmable de jeûner tout le temps, de même
il est blâmable pour le pèlerin de jeûner le
9 ème jour de Dhul Hijah. De même retenir un jour dans
la semaine comme jour de jeûne. Exemple chaque vendredi.
Parmi les pratiques blâmables, on note l’observation
du jeûne durant un jour de doute (quant à l’apparition
du croissant lunaire) en vu d’en faire le 1er jour du Ramadan.
Celui qui s’adonne à cette pratique même si ce
jour constitue en effet le 1er jour du ramadan, cela ne le suffit
pas. Il doit nécessairement le remplacer
Notes
Il
est une pratique traditionnelle (suna) pour celui qui entreprend
un voyage licite dont la distance est égale au moins à
71 km, de réduire les prières du midi (dhuhr) et celle
de l’après midi (Caçr) et celle de la nuit (Cishâ),
et de le faire en 2 Rakca dans chacune des prières.
Ceci
est valable si le voyage est effectué sans interruption et
sans étapes successives. Mais s’il est résolu
à atteindre le nombre de km cité (71) avant de retourner,
ceci est valable peut importe que le voyage soit effectué
à pied, sur une monture, en voiture ou par voie aérienne.
Cependant
celui qui recherche un objet égaré qui une fois retrouvé
l’obligera à retourner de même que celui qui
fait du tourisme ou rend visite à ses parents ne réduisent
pas leur prière.
Mais
celui qui fait un voyage dont la distance fait au moins 71 km, quelle
que soit la tortuosité du chemin, la lenteur du voyage ou
sa rapidité réduira ses prières. A chaque escale
où il compte passer au moins quatre jours, il doit compléter
les prières jusqu’à son départ. Dans
les contrées où il a une épouse aussi, il ne
saurait y réduire les prières.
Cependant
quelle que soit la durée qu’il fera dans une escale
donnée et dont la présence se justifie par des activités
à régler dont leur achèvement conditionne son
départ mais n’est pas résolu à y passer
quatre jours au moins, il y réduira les prières.
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